Publié par : tasekla | 16 août 2010

Colloque International « Standardisation de l’écriture amazighe »

Colloque International

« Standardisation  de l’écriture amazighe »

Boumerdès, du 20 au 23 septembre 2010

 

Ce colloque a pour ambition de fixer toutes les règles orthographiques de Tamazight à base latine, afin de renforcer l’unité d’écriture, d’uniformiser les usages et, éventuellement, trancher un certain nombre de questions qui y sont liées et qui restent en suspens.

Ce souci est né après avoir constaté des différences de transcription de Tamazight par, notamment, les enseignants de cette langue ou encore les écrivains.

La création littéraire appréhendée dans le nombre croissant des œuvres produites et publiées (HCA et autres maisons d’édition privées) permet, en effet, de révéler des variations d’écriture autrement plus nombreuses à travers la pratique et peut être, donc, des récurrences en matière d’erreurs de l’orthographe non encore répertoriées.

Une graphie codifiée et une orthographe normée gagnent, pour ainsi dire, à être réalisées dans un cadre académique à partie des pratiques sur le terrain. C’est dans cette optique que le Haut Commissariat à l’Amazighité offre un moyen  institutionnel et officiel de réflexion et de débat à tous les spécialistes universitaires et praticiens de la langue tamazight. L’objectif d’une telle rencontre étant de sortir avec un projet de publication d’un manuel référentiel faisant autorité, fixant les règles de l’écriture de Tamazight, destiné à l’ensemble des utilisateurs et qui sera publié en tamazight, en arabe et en français et diffusé par le HCA.

Introduction

Le passage à l’écrit de tamazight a été entamé depuis la fin du 19ème siècle. Il a été répandu d’une manière effective grâce, d’abord, aux travaux des missionnaires, administratifs et militaires français qui étaient relayés par la suite par des intellectuels locaux tels : Boulifa, Bensedira, Belaid Ait Ali… pendant la colonisation. Mais après l’indépendance, d’autres intellectuels, à des degrés distincts, s’étaient également penchés sur la question de la transcription de la langue amazighe, à l’exemple de : Mammeri, Chaker, Achab, Haroun, Ait Amrane, Bahbouh… Cela montre que le souci d’uniformiser la notation a commencé depuis longtemps.

Cependant, il a été noté qu’à travers tous ces travaux, des distinctions existent à différents niveaux de la notation, on peut citer : le choix de l’alphabet, le choix des règles orthographiques, le choix de la variante à laquelle ses règles sont appliquées, etc.  Autant  d’écueils qui entravent la standardisation de cette écriture. Les raisons sont multiples, elles tiennent au fait que dans certaines propositions, les auteurs n’ont pas pu aller dans le sens d’une généralisation d’une notation qui peut transcender les différences régionales, dialectales et individuelles. Cela a engendré une hétérogénéité des règles et, par conséquent, nous avons dénombré une multitude de distinctions orthographiques qui ne  rendent pas aisée au la lecture.

Rappel concernant la notation usuelle.

Il a fallu attendre surtout l’introduction de tamazight dans le système éducatif, en 1996, pour que ce problème ressurgisse et se pose avec acuité. En effet, les enseignants, mais aussi et surtout les apprenants, qui sont appelés à enseigner et à étudier des règles cohérentes à appliquer dans leurs écrits, sont régulièrement confrontés aux difficultés d’ordre orthographiques. Ces difficultés relèvent, pour la plupart, de l’absence d’un consensus autour de la notation standard qui puisse être généralisée à tous les niveaux : école, médias et publications diverses. De surcroit, un apprenant se trouve souvent désorienté devant ces différences qu’il découvre en changeant d’enseignant, d’établissement ou de région car nous n’avons pas pris de distanciation appropriée par rapport à l’usage individuel ou régional, d’une part, et d’autre part, nous n’avons pas dégagé des règles communes à appliquer. Notons, aussi, que ces obstacles existent et sont vécus par des lecteurs en dehors de l’école.

Ces difficultés, entre autres, ont amené des linguistes berbèrisants issus de différents instituts et universités à réfléchir sur une notation usuelle lors d’ un travail d’équipe tenu à l’INALCO, en 1996. Puis ce premier travail a été complété et enrichi par un autre document publié en 1998. En somme, à cette époque, ces deux documents ont été accueillis très favorablement par la majorité des usagers. A une date plus récente, en 2005, une équipe d’enseignants du Département de Langue et Culture Amazighes de Béjaia a publié, en tamazight, un livre intitulé « Ilugan n tira »  qui a pour objectif de compléter et d’améliorer les règles en usage afin de faciliter l’apprentissage de la transcription de la langue et de réduire au maximum les obstacles liés aux différences régionales et dialectales et trouver des solutions adéquates à quelques points qui n’ont pas été traités dans les travaux antérieurs. En 2007, un colloque sur La standardisation de la langue amazighe : la graphie latine, a été organisé à Barcelone. Il s’inscrit dans la continuité du travail de l’Inalco autour de cette question. Dans son rapport de synthèse, il est mentionné que les systèmes de notation parallèles existent encore du fait de l’utilisation des technologies modernes, Internet par exemple ; ce qui nécessite « une démarche souple et flexible par rapport à la forme d’écriture recommandée et ses possibles variations ». Le HCA propose, justement, une solution à ce problème qui consiste dans l’utilisation du clavier Tamazight Unicode qui permet d’écrire en tamazight dans n’importe quel site ou forum du net.

C’est dans la continuité de tous ces travaux que s’inscrit cette rencontre qui aboutira, nous l’espérons, à la confection d’un manuel d’écriture de tamazight qui sera le document référentiel des usagers de tamazight, l’objectif étant d’arriver à une harmonisation des règles d’écriture de cette langue.

 

NB

 

Il est souhaitable que les communications portent sur des questions pratiques relevant de l’orthographe et de la codification. Les propositions formulées dans le détail, serviront pour un document de base préliminaire.

Pour une bonne organisation du colloque, la date limite de la réception des propositions est fixée au 02 septembre 2010.

 Pour tout contact :

Haut Commissariat à l’Amazighité, 19, rue Mustapha El Ouali (ex Debussy) Alger.

Tel : 021 63 59 05

Fax : 021 63 59 06

Email : cherifabilek@yahoo.fr,

            der_hca@yahoo.fr


Responses

  1. azul, bon je pense que je peux trouver une solution mais j’ai besoin encore du temps et d’aide des spécialistes en phonologie, phonétique et l’histoire des langues; je veux dire l’histoire de la normalisation et codification des langues
    NB: il me manque des livres si vous pouvez


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